13.08.2008

LA RUSSIE VA DE L' AVANT, MAINTENANT TBILISSI DOIT TOMBER

                 Il demande "la prise de Tbilissi", il met le président géorgien Saakashvili face à deux options : "Ou il se livre aux Russes pour être jugé ou il doit mourir". Alexandre Douguine est le leader du Mouvement international eurasiste, un des groupes qui soutiennent la politique de l'orgueil nationaliste russe retrouvé. Il connait bien Poutine, aujourd'hui premier ministre, qui écoute volontiers ses conseils. Douguine incarne aussi physiquement le prototype de l'intellectuel russe. Il est grand, maigre, a les yeux bleus et s'est laissé pousser une longue barbe à la Soljenitsyne. La semaine passée il était en Ossétie du Sud et aujourd'hui il est en étroit contact avec les dirigeants de la région sécessionniste. Sur ce conflit il a des idées très claires (et belliqueuses), comme il le montre dans cet interview accordé au quotidien "Il Giornale" (n° 191, 12.08.2008, entretien réalisé par Marcello Foa).

                  La Russie n'est pas en train d'exagérer en Ossétie du Sud ?

                 Pas du tout, nous devions intervenir, parce que l'armée géorgienne a ouvert le feu sur nos casques bleus, mais surtout parce qu'elle mène une politique de génocide envers les Ossètes. Elle a bombardé la population civile, provoquant au moins deux milles morts et trente mille blessés, elle a fait du nettoyage ethnique dans les villages. Nous ne pouvions pas rester indifférents.

                  Mais à présent les Géorgiens se retirent, cela ne suffit-il pas ?

                 Absolument pas. C'est le président géorgien qui a fait débuter cette crise. C'est un nouvel Hitler, parce qu'il a attaqué des populations innocentes et non armées. C'est notre devoir de l'arrêter pour ne pas répéter les erreurs de l'histoire. Il n'y a maintenant qu'une seule solution : conquérir Tbilissi et la tenir sous notre contrôle.

                Pourtant Saakashvili a été élu démocratiquement...

                Il dirige un régime criminel, semblable à Al-Quaida ou à l'Allemagne nazie. Il y avait des décennies que l'on n'avait pas assisté à un génocide de cette dimension. Il a maintenant deux options : ou il se livre aux Russes pour être jugé à Moscou ou il doit mourir.

                Pourtant les Russes aussi sont intervenus en Tchétchénie et certes pas avec des gants. Lui non, vous oui ?

                Les massacres contre les civils en Ossétie du Sud sont documentés, tandis que notre intervention en Tchétchénie visait des terroristes, non la population civile. Ces Géorgiens veulent anéantir un peuple.

               Mais maintenant le conflit risque de s'étendre. Après la Géorgie touchera t'il l'Ukraine ?

               Oui, parce que le gouvernement est en train de se comporter comme le gouvernement géorgien. Il a réhabilité les nazis ukrainiens, persécuté les russes orthodoxes et appuyé Tbilissi dans le génocide en Ossétie du Sud. Il a carrément envoyé là des mercenaires, alors que du côté des Ossètes du Sud ce sont des volontaires ukrainiens qui se sont enrôlés.

               Donc guerre aussi en Ukraine ?

               La situation est très sérieuse et la crise est sur le point d'exploser. Il y a deux peuples avec deux options géopolitiques, deux visions du futur. D'un côté les russophones qui ont comme repère le Kremlin, la religion orthodoxe, l'Eurasie. De l'autre les Ukrainiens qui regardent vers les Etats-Unis, l'occident, l'Otan. Les premiers sont avec les Ossètes, les seconds avec les Géorgiens. Comment le pays peut-il rester unis ? Les divisions en Ukraine sont sérieuses, profondes, irréparables.

               Mais cela risque de déstabiliser toute la région, n'êtes-vous pas inquiets ?

               Je répète que ce n'est pas nous qui avons commencé ce processus. Bien sûr que je suis inquiet, mais les agressés ce sont les Russes et nous devons défendre nos droits à commencer par ceux d'êtres humains.

               Savez-vous si le Kremlin partage votre opinion ?

               Je parle en mon nom, mais je crois qu'en ce moment une large majorité de l'appareil d'état russe pense de la même façon.

                              SOURCE : www.voxnr.com      

 

               

                

07.08.2008

HUGO CHAVEZ ACHETE DE NOUVELLES ARMES EN RUSSIE

               La modernisation de l'armée entreprise par Caracas met mal à l'aise les Etats-Unis et le Brésil.

               La visite que le président vénézuélien, Hugo Chavez, vient d'achever à Moscou a laissé comme un parfum de guerre froide. Venu rencontrer pour la première fois son homologue Dmitri Medvedev, Hugo Chavez a revendiqué une "alliance stratégique" avec la Russie pour faire face à la "menace des Etats-Unis": une banque commune, pour financer les échanges commerciaux, des accords énergétiques, permettant aux géants russes du gaz et du pétrole d'explorer les réserves vénézuéliennes, et surtout, des achats d'armes.

               Entre 2005 et 2007, Moscou a vendu l'équivalent de 2 milliards de dollars d'armes à Caracas, notamment des avions de combat, et 100 000 fusils d'assaut Kalachnikov. Cette fois, le Venezuela projette d'acquérir des hélicoptères MI 28, des avions de surveillance des côtes, des tanks, des systèmes de défense aériens ainsi que des sous-marins non atomiques. Hugo Chavez a même proposé à la Russie d'installer une base sur son territoire.

               Le président Medvedev a affiché son soutien sans ambiguïté à Hugo Chavez. Le Venezuela est le troisième client de l'industrie d'armement russe, après la Chine et l'Inde, et le premier en Amérique latine. Pour la Russie, le renforcement de cette alliance est aussi un pied de nez à Washington. Elle répond aux exercices conjoints de troupes américaines avec l'armée de Géorgie, la semaine dernière, ainsi qu'aux manoeuvres diplomatiques de la Maison-Blanche pour installer un bouclier antimissiles en Tchécoslovaquie et en Pologne.

              Cependant, les achats du Venezuela ont relancé le débat sur une course aux armements en Amérique latine. Depuis 2005, Caracas a investi 4 Milliards de dollars dans la modernisation de son armée. Un appétit qui rend les compagnies américaines d'autant plus mécontentes qu'elles ne peuvent pas en profiter : Washington a annoncé en 2006 un embargo sur les ventes d'armes au Venezuela, considérant que le pays ne "collaborait pas totalement" dans la lutte antiterroriste.

              Le Venezuela n'est pas seul à s'armer sur le continent. Le Chili investit des sommes colossales tous les ans, principalement auprès des fournisseurs américains. C'est aussi le cas de la Colombie, puisqu'une bonne partie des 6 milliards de dollars, alloués par les Etats-Unis pour combattre le trafic de drogue, est dédiée à l'achat d'équipements américains. Au total, les dépenses de défense en Amérique latine sont passées de 25 milliards de dollars en 2003 à 38 milliards en 2007, selon l'Institut international d'études stratégiques (IISS) de Londres.

              Réactivation de la 4e Flotte

              L'augmentation s'explique par le boom des exportations de ressources naturelles hydrocarbures, minières et agricoles dont l' Amérique latine est riche, et par le souci croissant de les protéger. En ce sens, plus qu'inquéter ses voisins, le Venezuela suscite leur envie, et notamment celle du Brésil. La réactivation en avril, par le Pentagone, de la 4e Flotte, un corps de la marine américaine chargé de sillonner les eaux d'Amérique du Sud et des Caraïbes, provoque une irritation croissante au sein de la puissance régionale.

              Les Brésiliens soulignent que cette décision a été prise juste après l'annonce de la découverte des gisements de pétrole susceptibles de contenir 90 milliards de barils, boulversant la donne géopolitique de la région. Après les protestations du président Luis Inacio Lula da Silva, le Sénat brésilien a envoyé des émissaires auprès de l'ambassadeur américain pour lui dire que les navires de la 4e Flotte n'étaient pas les bienvenus dans les eaux brésiliennes. Le diplomate a protesté, dans une tribune publiée par la presse brésilienne, que les intentions de la marine américaine étaient seulement "humanitaires".

                   SOURCE :  http://www.lefigaro.fr/    

                                            Le 23 juillet 2008

 

01.08.2008

HUGO CHAVEZ RENCONTRE LOUKACHENKO AU BELARUS

               Le président vénézuélien Hugo Chavez, ennemi juré des Etats-Unis, est arrivé mercredi 23 juillet à Minsk pour y rencontrer son homologue et "ami" Alexandre Loukachenko, qui a lui aussi des relations tendues avec les occidentaux.

               "Avec notre ami, le président Loukachenko, nous observons comment se développe la coopération entre le Bélarus et le Venezuela" , a déclaré M. Chavez à son arrivée à l'aéroport de la capitale bélarusse. "Nous espérons doubler nos échanges économiques" , a-t-il ajouté.

               Les deux présidents devaient discuter de la coopération militaire et énergétique bilatérale. Minsk s'intéresse à l'exploitation des champs pétrolifères au Venezuela, pays riche en hydrocarbures, et propose en échange son savoir-faire dans l'industrie militaire, hérité de l'époque de l'URSS.

               "Nous sommes bien sûr pragmatiques, nous agissons en fonction de nos intérêts économiques. Mais saches que, outre l'économie, tu as au Bélarus les amis les plus fidèles. Nous sommes prêts à régler toutes les questions en tant qu'amis et frères" , a assuré M. Loukachenko en accueillant son homologue vénézuélien.

              "Il serait impensable, en voyageant dans la région, de ne pas visiter Minsk, ne serait-ce que pour quelques heures, pour confirmer nos sentiments d'amitié envers ce peuple héroïque, nos amis" , a affirmé M. Chavez.

              "Il faut profiter de cette occasion pour faire le point sur la réalisation des accords conclus précédemment et des projets" , a-t-il ajouté.

              Mardi, Hugo Chavez était en Russie où il a rencontré pour la première fois le nouveau président russe Dimitri Medvedev. Les deux dirigeants ont discuté de la fourniture d'armements au Venezuela et sont convenus d'un renforcement de la coopération énergétique bilatérale.

              L'actuelle tournée européenne du président vénézuélien doit encore le conduire au Portugal et en Espagne.

                       SOURCE : http://www.rtlinfo.be/         le 23 juillet 2008

21.06.2008

LE PARTI OUVRIER INDEPENDANT SUCCEDE AU PARTI DES TRAVAILLEURS

                Le Parti des travailleurs (PT) est mort, vive le Parti ouvrier indépendant (POI)! Le congrès fondateur de cette nouvelle formation d'extrême gauche succédant au PT - qui avait soutenu Gérard Schivardi à la dernière présidentielle - s'est tenu samedi 14 et dimanche 15 juin, à Paris.

                Le nouveau parti, qui revendique 10 071 "membres fondateurs" , a pour slogan "Pour le socialisme,la République et la démocratie" . Il s'agira d'un "parti de lutte de classes", qui rassemblera "les exploités contre les exploiteurs". Il militera "pour la socialisation des moyens de production" et agira "pour la reconquète de la démocratie à travers une assemblée constituante souveraine", thème cher à Gérard Schivardi, qui avait obtenu 0,34% des voix au premier tour de l'élection présidentielle en avril 2007 et avait alors annoncé, pour la fin 2007, le lancement d'un nouveau parti. Daniel Gluckstein, qui fut également candidat à l'Elysée pour le Parti des travailleurs (trotskiste), l'a rejoint dans cette initiative.

               Plus de mille personnes étaient présentes à l'Espace Charenton, dans le 12ème arrondissement de Paris, pour cet acte de naissance qui s'est clos dimanche après-midi par le chant de L'Internationale.

                         SOURCE :  www.lemonde.fr       

20.06.2008

RESISTANCE N°49 : LE SOMMAIRE

              Le nouveau numéro du mensuel Résistance (v.07 n.49, Mai 2008, 16 pages) est paru. En une : Jean-Marie Le Pen a tort : les chambres à gaz ne sont pas un détail... Au sommaire :

                 - Faillite pour la FNAR

                 - Rejoignez les Nôtres

                 - Des chrétiens très spéciaux

                 - Un colon sioniste élu au parlement...italien !

                 - La plus grande prison du monde

                 - Droits de l'homme, buisness et trafic d'organes au Kosovo: UCK, USA, Kouchner & co.

                 - Pour le droit au blasphème

                 - La liberté de penser ne se partage pas

                 - Les indignés de la République

                 - Chez nous on ne célèbre pas mai 68

                 - Mai 68

                 - Mai 68 ou le vide en héritage

                 - Gauche nationale, Kémi Seba, Turquie, Eurasie...

 

                                  Pour s'abonner : http://www.voxnr.com  

               

                

04.06.2008

JOURNAL MILITANT

            Le numéro 597 de la revue "Militant" vient de paraitre. Au sommaire du dernier numéro :

                    - Editorial : Mai 1968 au pouvoir.

                    - Il n'y a pas de révolution spontanée.

                    - La crise financière.

                    - Le séisme continue.

                    - La vache histoire du lait.

                    - A propos de...

                    - Un engrenage dangereux.

                    - Union et rassemblement.

                    - Notre profession de foi.

                                   Bonne lecture !

                                        www.journal-militant.fr 

03.06.2008

VLADIMIR POUTINE NOMME PREMIER MINISTRE DE L'UNION RUSSIE-BELARUS

               Le président bélarusse Alexandre Loukachenko qui dirige actuellement le conseil d'état de l'Union Russie-Bélarus a nommé mardi (27 mai 2008) Vladimir Poutine au poste de président du Conseil des ministres de l'Union.

              Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a été nommé mardi président du conseil des ministres de l'union Russie-Bélarus, une structure qui peine à se matérialiser, a indiqué la présidence bélarusse.

              Le service de presse du gouvernement russe a confirmé mardi à l'AFP la nomination de M. Poutine à ce poste, occupé précédemment par l'ex-Premier ministre russe Viktor Zoubkov.

             L'Union Russie-Bélarus, créée en 1997 pour étendre l'influence de Moscou sur son voisin, a toujours du mal à se mettre en place, rencontrant une vive opposition de Minsk.

             En décembre, Vladimir Poutine, à l'époque président de Russie, avait effectué une visite surprise à Minsk, relançant les spéculations, immédiatement démenties des deux côtés, sur la possible reconversion du président sortant en chef d'un nouvel état réunissant la Russie et le Bélarus.

            Le partage du pouvoir entre le Bélarus (10 millions d'habitants) et la Russie (142 millions d'habitants) au sein de l'Union Russie-Bélarus n'est toujours pas défini faute d'un acte constitutionnel dont la signature traîne depuis plusieurs années.

            M. Poutine avait déjà présidé le Conseil d'Etat de l'Union, l'organe suprême de cette structure que dirige depuis près d'un an M. Loukachenko, selon le principe de rotation.

            A plusieurs reprises, les relations se sont tendues entre M.M. Loukachenko et Poutine, sur fond de crises notamment à propos du prix du gaz et du pétrole russes exportés vers le Bélarus.

                  SOURCE : www.France-Belarus.com                   

 

LES NATIONS D'AMERIQUE DU SUD FONDENT UNE UNION POLITIQUE DANS LA REGION

              Les dirigeants de 12 nations d'Amérique du sud ont formé un organisme régional visant à renforcer l'intégration politique et économique dans la région.

              Lors d'un sommet au Brésil, ils ont signé un traité créant l'union sud-américaine des nations (Unasur). Le président du Brésil Luiz Inacio Lula da Silva a déclaré que le sommet a montré que l'Amérique du Sud devient un "acteur mondial".

              Mais les tensions entre plusieurs membres rendent difficiles pour le groupe la réalisation de ses objectifs, disent les observateurs. M. Lula a déclaré lors du sommet de Brasilia que les différences entre certains gouvernements de l'Unasur étaient un signe de vitalité de la région. "L'instabilité que certains veulent voir sur notre continent est un signe de vitalité, en particulier dans la vie politique", a déclaré M. Lula. "Il n'y a pas de démocratie sans peuple (pour protester) dans les rues", a t-il ajouté.

             Le traité prévoit que l'Unasur aura une présidence tournante et deux réunions annuelles des ministres des Affaires étrangères. Avant le sommet de Brasilia, le président vénézuélien Hugo Chavez a décrit l' "empire" des Etats-unis comme l' "ennemi numéro un" de l'Unasur. M.Chavez est impliqué dans une querelle diplomatique ardue avec son homologue colombien Alvaro Uribe - un fidèle allié des Etats-Unis - qui prétend que le Venezuela a contribué à financer les activités des rebelles colombiens des Farc.

             Les membres de l'Unasur sont les suivants : Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Equateur, Guyana, Paraguay, Pérou, le Suriname, l'Uruguay et le Venezuela.

                      SOURCE : http://www.ipernity.com/blog/stangrof  (traduction d'un article de BBC.co.uk) 

02.06.2008

JEUDI 29 MAI 2008, DATE ANNIVERSAIRE DU NON A LA CONSTITUTION

             Ce jeudi 29 mai, plusieurs centaines de personnes se sont réunis pour célébrer l'anniversaire du vote pour le NON à la Constitution Européenne. L'occasion de témoigner des excellentes relations entre le RIF de Paul-Marie Coûteaux et Egalité et réconciliation d'Alain Soral.

                   SOURCE: www.egaliteetreconciliation.fr 

31.05.2008

FN : REPARTIR "SUR DE NOUVELLES BASES"

   Le Front national entend repartir sur "de nouvelles bases" en vue des élections européennes de 2009, a déclaré jeudi sa vice-présidente Marine Le Pen, ajoutant que "la nouvelle organisation" du parti serait présentée ce week-end lors d'un conseil national.

    "On ne va pas mal, on a entièrement reconstruit le Front national, réorganisé le Front national", a déclaré sur RTL Mme Le Pen, alors que son parti sort d'une série de revers électoraux et d'une grave crise financière.

    Elle a aussi estimé que le retrait de la vie politique de Bruno Mégret, président du Mouvement national républicain (MNR, issu d'une scission du FN), allait "probablement faciliter de meilleures relations" entre les deux formations.

    Selon elle, "tout le monde commence à comprendre ce que nous disions depuis très longtemps, à savoir que l'Union européenne est en train de bloquer toute capacité de décision politique dans notre pays: les pêcheurs s'en rendent compte, un peu tard, les agriculteurs s'en rendent compte, M. Fillon s'en rend compte".

                  SOURCE: www.voxnr.com